« Paris-Athènes » au Louvre du 30 septembre 2021 au 7 février

Si la Grèce antique continue de fasciner les visiteurs du Louvre, même les amateurs des Cyclades en été, « ils découvriront ce qui peuple leur imaginaire contemporain et comment il s’est mis en place », Jean-Luc Martinez, ancien président de l’AFP du Louvre et conservateur de le spectacle.

« C’est un pan méconnu de l’histoire d’amour entre la France et la Grèce », ajoute cette passionnée qui a travaillé aux côtés des directrices de la galerie d’art d’Athènes, Marina Lambraki-Plaka, et des musées archéologiques d’Athènes, Anastazia Lazaridou, également conservatrice de l’exposition et à l’origine d’une vingtaine de prêts exceptionnels.

Intitulée « Paris-Athènes, Naissance de la Grèce moderne (1675-1919)« , du 30 septembre au 7 février 2022, elle retrace, à travers 360 œuvres :

  • peintures,
  • statues,
  • fontes,
  • icônes,
  • photos,
  • dessins,
  • aquarelles,
  • costumes.

Plus de 200 ans de liens artistiques, culturels et historiques entre les deux nations.

Avec des intrusions dans l’Empire ottoman mais aussi les coulisses de l’histoire grecque bavaroise, parfois comique, comme le premier costume national de l’Etat indépendant (1821) dirigé par Otton Ier, prince de Bavière, et constitué un caraco byzantin est une soie traditionnelle bavaroise jupe.

Jeux Olympiques Modernes et Vénus de Milo

Parmi les éléments fondateurs de la Grèce moderne : la guerre d’indépendance (déclenchée le 25 mars 1821), soutenue militairement et financièrement par la France, le Royaume-Uni et la Russie.

« À l’époque, l’événement faisait la une des journaux ; des artistes et intellectuels européens se sont engagés auprès des Grecs, vendant leurs œuvres pour les soutenir », explique M. Martinez.

Le poète anglais Lord Byron a également perdu sa carrière militaire et est mort au combat dans la ville assiégée de Missolonghi. Eugène Delacroix lui rend hommage dans sa peinture avec un tableau emblématique intitulé « La Grèce sur les ruines de Missolonghi », qui est l’une des œuvres phares de l’exposition.

C’est également en 1821 que la célèbre Vénus de Milo, l’île la plus occidentale des Cyclades, entre au Louvre, après plusieurs aventures navales et militaires avec les Turcs et son acquisition par un ambassadeur de France.

L’exposition fait la part belle aux apports successifs de l’archéologie et de la photographie à la construction de l’identité grecque moderne au XIXe siècle, à laquelle ont également participé des artistes suisses athéniens, la famille Gilliéron. Inspirés d’œuvres anciennes, ils créèrent notamment les trophées sportifs des premiers Jeux Olympiques modernes à Athènes en 1896.

Le voyage se termine par la présentation des toiles du groupe Techne (groupe « Art »), fondé à Athènes en 1917 par des peintres désireux de rompre avec les partisans du monde universitaire. Inconnues du public français, ses œuvres sont très célèbres en Grèce, comme « Le Baiser » de Niképhoros Lytras (1832-1904), « considéré comme la Joconde grecque », selon M. Martinez.

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