L’éternelle richesse de la Grèce, c’est sa culture viticole. C’est une histoire qui dure depuis plus de 3000 ans. Dès qu’on y a goûté, on n’oublie plus ces vins blancs sirupeux ou résineux, ces vins rouges doux et sucrés, et ces mille et une saveurs qui enfoncent irrémédiablement leur souvenir indélébile dans votre âme, telle une ancre dans la mer. Même si à notre époque, les cépages de Thrace, ceux de Samos ou encore d’Eubée, sont désormais loin dans les mémoires de l’histoire, l’âme de la Grèce respire à travers chaque cépage moderne.

Un peu d’histoire sur le vin grec

L’histoire du vin grec est aussi vieille que l’humanité elle-même. La culture du vin grec a été propulsée par un certain nombre de facteurs, dont le climat majoritairement méditerranéen, et des terres très favorables aux cépages antiques.

A l’origine, la montée du commerce des vins permet, au 1er siècle, aux colonies romaines de s’étendre et de s’implanter en Gaule. Dans cette région, le commerce du vin atteint son pic vers le milieu de 2ème siècle. Très vite, l’intérêt des peuples tels que les Bituriges pour la consommation et le commerce du vin s’accroît. Toutefois, l’importation du vin devenant onéreuse, le peuple gaulois crée des cépages locaux, malgré la pauvreté de leurs sols. Au fil des années, d’autres cépages se créent dans plusieurs régions, donnant ainsi naissance à de nouvelles variétés.

Désormais, les temps ont changé et les goûts aussi. Avec l’évolution de la science, des milliers de cépages hybrides ont vu le jour, avec de nouvelles propriétés. Et quand on regarde en arrière, les vins d’aujourd’hui n’ont absolument rien à voir avec les vins antiques.

A quoi ressemblent les cépages d’aujourd’hui ?

Tout amoureux du vin connaît les célèbres variétés, comme le Merlot de Bordeaux, le Chardonnay de Bourgogne, le Sauvignon blanc, le Syrah, etc., qui ont traversé le temps, en conservant une renommée pratiquement éternelle.

Cependant, la vie du vin ne dure qu’un temps. En près de trois décennies, de nouveaux cépages ont envahi les vignobles français. Et même si certaines personnes restent attachées aux vins anciens, c’est plus pour l’effet nostalgique que pour leurs qualités intrinsèques.

Aujourd’hui, les vignobles grecs s’étendent sur une superficie avoisinant les 186 000 hectares, et dans la majorité des cas, il s’agit de cépages locaux ou autochtones.

Par exemple, certains domaines font une hybridation de l’athiri et de l’assyrtiko, un des cépages grecs blancs les plus mythiques. Il y a aussi le dafni, un cépage originaire de l’Ile de Crête dont l’arôme balance entre le laurier, le romarin et la pomme mûre qui est revenue au-devant de la scène.

Le kotsifali, quant à lui, ouvre une fontaine de délicatesse sur vos papilles gustatives, grâce à ses tannins mûrs et enrobés qui donnent à son vin, souplesse, goût fruité et arrière-goût épicé.

Que dire alors du retsina, cette résurrection du vin grec, qui doit ses particularités à la résine de pin au moût ajoutée lors de sa fermentation ?